Vous êtes la seule femme au sein de l’équipe de direction, la seule à siéger à la table du Comex, entourée d’hommes. Encore.
Et vous oscillez entre l’envie de prouver que vous méritez votre place et l’épuisement de devoir constamment vous justifier.
Est-ce un problème de genre ?
Respirez.
Il est temps d'arrêter de jouer selon leurs règles.
L'histoire d'Émilie
Lorsque Emilie est recrutée à ce poste de cadre dirigeante, elle est pleine de joie et d’espoir : enfin, elle obtient ce titre, et la reconnaissance qui va avec.
Pourtant, elle ne s’attend pas à ce qu’elle va vivre.
Les premières semaines sont très intenses, elle se dit que c’est l’adaptation, que c’est normal, travailler beaucoup ne lui fait pas peur.
Elle adapte son emploi du temps familial et serre les dents.
En revanche, ce qui la prend par surprise c’est ce jour où, en réunion, devant tout le COMEX, un de ses pairs insinue qu’elle est là grâce aux “quotas”.
Et que, dans la sidération, elle sourit. Elle rumine des jours durant, repensant à comment elle aurait dû réagir.
Ce qui la prend par surprise, c’est ce membre de son équipe, qui n’accepte pas son autorité, et la by-pass pour copiner avec la hiérarchie.
Ce qui la prend par surprise, c’est cet autre pair, qui la retire d’un email, sur son périmètre à elle, et essaie de s’accaparer une partie de son scope.
Tout ça, en plus de la mission pour laquelle elle a été recrutée, ça fait beaucoup.
Emilie commence à douter d’elle-même et de son leadership.
Aux prises avec le rythme de travail, elle voit de moins en moins de gens en dehors du travail.
Céline ne savait pas qu’en atteignant le job de ses rêves, elle se sentirait si seule.
On lui recommande les événements de networking entre femmes.Alors à plusieurs occasions, elle organise la logistique et investit son temps précieux pour aller rencontrer d’autres femmes lors d’événements en soirée.
Et là c’est la déception : à chaque rencontre, au pire elle a des échanges superficiels avec des inconnues, et au mieux elle se retrouve à être la plus expérimentée dans la salle et à soutenir les autres femmes présentes.
C’est super ! Mais Emilie, elle aussi, aimerait partager à propos de ses défis ou encore de ses besoins.
Elle aimerait rencontrer des femmes qui partagent ses problématiques et qui peuvent contribuer à son évolution et à son bien-être professionnel (et personnel, parce que why not ?) L’ironie de cette histoire, c’est qu’il existe des milliers d’Emilie…
Qui pourraient s’entraider !
Les 4 défis spécifiques auxquels font face les femmes de haut niveau
L'effet "anomalie"
Vous débarquez dans un environnement pensé par et pour les hommes, avec leurs codes, leurs rituels, leurs références (combien de fois avez-vous entendu des métaphores militaires ou sportives en réunion ?). La pression est énorme pour vous conformer au modèle dominant et singer leurs codes de pouvoir. Vous finissez par porter des tailleurs sombres, adopter leur façon de parler, leurs stratégies de négociation. Bref, vous devenez une version féminine d’eux. Et si vous lisez cet article, c’est bien la preuve que ça ne marche pas…
Le syndrome de la pionnière
Regardez autour de vous. Où sont vos rôles modèles ? Les femmes leaders qui auraient tracé la voie ? Inexistantes ou si rares qu’elles ressemblent à des licornes. Vous devez soit vous inspirer des hommes (ce qui n’intéresse pas tout le monde), ou inventer votre propre modèle de pouvoir, sans manuel d’instructions, sans GPS, sans même Google Maps. C’est comme apprendre à conduire sans moniteur, sur une route que personne n’a jamais empruntée. À la fois exaltant… et terrifiant.
Ah, le grand classique ! Vous êtes soit « trop » (trop agressive, trop autoritaire, trop froide – « elle manque de chaleur humaine »), soit « pas assez » (pas assez ferme, pas assez leader, trop émotionnelle – « elle n’a pas l’étoffe d’un dirigeant »). On vous demande de jouer les équilibristes sur un fil invisible, de trouver LE juste équilibre. C’est épuisant, et mauvaise nouvelle : il n’existe probablement pas !
Plus vous montez, moins il y a de femmes. Et celles au sommet suffoquent, isolées dans leur réussite, sans pairs (mairs ?) avec qui partager les défis spécifiques à leur condition. Comme l’oxygène en montagne : plus on monte, moins il y en a.
Les 3 erreurs qui minent le leadership des femmes dirigeantes
Vouloir prouver à tout prix que vous méritez votre place
Vous en faites trois fois plus que vos collègues masculins. Vous arrivez la première, repartez la dernière, maîtrisez tous les dossiers sur le bout des doigts. Vous sur-préparez chaque présentation, anticipez chaque objection, documentez chaque décision. Résultat ? Vous vous épuisez à jouer dans la cour des autres au lieu de créer la vôtre, et paradoxalement, cette sur-performance peut être perçue comme un manque de confiance en vous.
Faire l'autruche sur la politique d'entreprise
Vous pensez que votre travail parle pour vous et que les jeux de couloirs, c’est « pas votre truc ». Pendant ce temps, d’autres tissent des alliances, influencent les décisions en amont, et récupèrent les budgets et les promotions, quand bien même ils sont moins compétents ET moins performants. Vous restez dans votre bureau à faire du « vrai travail » pendant que le pouvoir se joue ailleurs.
Négliger votre écosystème d'influence
Vous avez peut-être un mentor bienveillant qui vous donne de bons conseils. Mais qui vous défend quand vous n’êtes pas dans la pièce ? Qui pousse votre candidature pour le poste stratégique ? Qui vous ouvre les portes des cercles de décision ? Sans sponsors et alliés, vous restez invisible là où ça compte.
Les 3 piliers pour renforcer son leadership
1. Développer votre ancrage et votre posture
Cultivez une confiance inébranlable dans vos décisions. Votre différence est votre force, pas votre faiblesse. Maîtrisez les techniques de régulation émotionnelle pour naviguer sereinement, même dans les environnements les plus volatils.
2. Clarifier votre vision et votre stratégie
Maîtrisez les codes du pouvoir et anticipez les enjeux. Élaborez une vision claire, un plan d’action structuré et des stratégies qui transcendent les barrières systémiques. Parce que l’improvisation, ça marche peut-être en jazz, pas en leadership.
3. Créer vos alliances stratégiques
Constituez votre réseau de sponsors, mentors et allié.e.s de confiance. Cela implique un cercle sélect de femmes de haut niveau qui comprennent vos défis sans que vous ayez besoin de tout expliquer. Elles sont votre espace de respiration, votre board personnel, et vos futures meilleures amies.
Votre pouvoir, vos règles
Le leadership féminin n’est pas un leadership masculin édulcoré. C’est un modèle à part entière, avec ses propres codes d’excellence.
C’est pour cela que nous avons fondé Le Club de Pouvoir : pour accompagner les femmes dirigeantes sur ces 3 piliers essentiels. L’adhésion inclut l’accès à notre réseau de femmes influentes, du coaching en groupe et des formations inédites (soft skills, stratégie, influence…).
Prête à affirmer votre leadership en tant que femme dirigeante ?
Le Club de Pouvoir accompagne les femmes à atteindre les plus hauts niveaux hiérarchiques sans se sur-adapter, pour y rester.